VOMIR



Auteur: Simon Arbez
Éditeur: éditions Le Sabot


Thèmes: collection du Seum (récit)

Date de sortie: septembre 2022

Détail: 115 x 205 mm / 56 pages
ISBN: 978-2-492352-09-6
Prix: 7€





VOMIR - Simon Arbez




VOMIR est une overdose.
VOMIR se cogne à la drogue.
VOMIR est allongé dans un lit d’hôpital.
On y rencontre des soignants
qui réaniment, des organes qui
dysfonctionnent et un sexe mutilé.
On y trouve une vie branchée
à des machines, des réflexions
sur la dépendance et des
considérations sur le genre.
On y croise un chat ambigu,
de l’amour, des vikings, de l’électro
minimaliste transhumanisée
et un vampire en forme de juke-box.
VOMIR est une tentative pour survivre.


Ce récit est le témoignage d’un jeune homme ayant survécu à une prise mortelle de drogues. Sous forme de journal intime, il nous plonge dans les semaines qui suivent cet évènement. La rencontre entre l’autodestruction et les espaces du soin devient le cadre propice à des réflexions poétiques et politiques.

~ l’auteur ~
Simon Arbez est né en 1995 et il est musicien. Il participe à de nombreux projets musicaux : films, studios, concerts. Vomir est son premier texte.


       


« J’ai erré et vomi quatre jours et quatre nuits avant de trouver la force d’aller m’effondrer aux urgences. Fanny a dit que j’étais pas loin de l’arrêt cardiaque, elle m’a mis sous perfusion pour me réhydrater, j’étais tout sec. Rien gardé depuis la « fête ». Fanny a enfoncé une sonde à l’intérieur de mon sexe pour relier ma vessie à un tuyau en plastique. Elle a dit « Respirez, c’est pas grave si je vous stimule et que vous bandez, on a l’habitude ». J’en étais pas vraiment là dans mes considérations. Entre autres choses, les résidus de ma masculinité généraient un sentiment de complète profanation. Terreur phallique de base. Je suis tombé amoureux direct de Fanny, quelle douceur au milieu du chaos! Quel professionnalisme. J’ai envie de croire qu’il s’est passé un truc réciproque à ce moment là. Une intensité certaine dans les regards en tout cas. Quel boulot. Quand tout ça sera fini, je l’inviterai à boire un cocktail sans alcool. C’est pas si mal comme début de relation. Ça nous évitera les pudeurs habituelles.»



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